Meilleures Performances
« Cette technique de conduite n'est pas seulement efficace qu'en matière de sécurité, mais permet aussi de meilleures performances... »
La piste expérimentale de Lignières (CH) était la première piste au monde à avoir été équipée d'un système de chronométrage électronique à quartz d'une précision au 1/100e de seconde et de cellules photo-électriques y jalonnant le pourtour. Il était donc possible de mesurer :
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Le temps pour la portion de droite précédant chaque virage ; |
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La vitesse instantanée d'entrée ; |
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Le temps en virage ; |
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La vitesse instantanée de sortie ; |
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Le temps pour la portion de droite qui suivait. |
Et aussi, trois caméras par virage à 100 images par seconde pour observer :
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L'arrière du véhicule en évolution pour le travail des suspensions arrière ; |
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L'avant, pour le travail du train avant et celui du conducteur ; |
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En plan, pour l'évolution du véhicule sur sa trajectoire. |
Les comparaisons étaient faites entre les deux façons de pratiquer que nous appelions « négociation instinctive » et « négociation élaborée » et que nous avions établies graphiquement comme suit :
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INSTINCTIVE : ralentissement, braquage en fin de ralentissement, réaccélération en cours de braquage, redressement et pleine accélération seulement à la fin géométrique de la courbe et même plus tard ;
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ELABOREE : ralentissement, fin de ralentissement, réaccélération et braquage, redressement à la tangente et pleine accélération également dès ce redressement.
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Or, à conditions égales de voiture et de revêtement, de vent et de pilote et pour autant que ce dernier possède bien les méthodes JAMAIS LA NEGOCIATION INSTINCTIVE NE S'EST MONTREE PLUS EFFICACE QUE LA NEGOCIATION ELABOREE.
Pourtant, les temps pour la droite précédant la courbe et pour la vitesse instantanée d'entrée étaient, en négociation instinctive, toujours nettement meilleurs. Parfois même, le temps pour la courbe était également meilleur, mais chaque fois la vitesse instantanée de sortie, le temps pour la droite qui suivait et finalement, le temps global était moins favorable.
Et plus le véhicule était puissant, plus la différence était grande, mais plus il était difficile, pour le pilote, de pratiquer la négociation élaborée. L'explication est simple : avec la négociation instinctive, le véhicule est dynamiquement chargé donc ralenti, jusqu'à la fin géométrique de la courbe et la pleine accélération n'intervient qu'en ce dernier point, sur un régime d'autant plus bas que la charge à été grande ; alors que la négociation élaborée allège le véhicule dès la tangente et que la pleine accélération peut intervenir dès cet endroit, ce qui donne un régime nettement plus élevé à la fin géométrique de la courbe pour attaquer la ligne droite.
Il n'est certes pas facile de s'entraîner à dominer son instinct, cependant, il vaudrait la peine d'essayer d'évoluer avec ce rendement optimum, sans un glissement, ni de l'avant, ni de l'arrière, sans un dérapage, reprenant très tôt dans chaque fin de virage sa trajectoire rectiligne. Rares sont les champions ayant ce comportement idéal, efficace, sans contrainte inutile imposée au véhicule, sans dépense d'énergie inutile et cela va de soi, dans des conditions de sécurité optimales.
Il n'y a en fait, pas de véritable frontière entre la conduite sportive et celle de tous les jours. LA PERFORMANCE EN COMPETITION COMME LA SECURITE SUR LA ROUTE PROCEDENT DES MÊMES IMPERATIFS, quoi qu'en pensent les bons esprits qui veulent encore séparer le pilotage efficace de la conduite sûre.
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